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Extrait de http://www.infobretagne.com/foeil.htm

 

ETYMOLOGIE et HISTOIRE du FOEIL

Le Foeil vient de « feuille » (tiré de l'ancien français).

Le Foeil est un démembrement de l'ancienne paroisse primitive de Plaintel. Le « treff paroeschial du Feill » est cité en 1499. On rencontre la trève du Feil en 1560. Cette paroisse est une succursale de celle de Saint-Thurian de Quintin (archives des Côtes d’Armor, 1E 2356). Il semble qu'elle ait été paroisse antérieurement puisqu'en 1443, dans une enquête sur le seigneur de Quintin, un des témoins cités est dit "de la paroisse du Feill, au terroir de Quintin". A l'est se trouve le village de Bèchepée (Beschepoix en 1532) qui au XVIème siècle constitue un des membres de la commanderie des Hospitaliers de Pont-Melven. A noter que le pignon de l'ancienne chapelle privée de la Noë-Sèche, détruite à la Révolution, comportait une croix de Templier.

Devenu commune en 1790, Le Foeil s'accroît en 1951 (par décret du 25 avril 1851), au nord-ouest, de sept villages de Saint-Donan : la Ville-Perdue, la Fontaine-aux-Perdrix, le Clos-Prido, la Ville-Goro (-d'en-Haut,-d'en-Bas et -du-Milieu) et Kergault-d'en-Haut (jusqu'au ruisseau de la Ville-Goro).

On rencontre les appellations suivantes : Par. du Feill (en 1443), Le Fail (en 1449, en 1450, en 1514), Le Feil (en 1468), treff paroeschial du Feill (en 1499), treff du Fail (vers 1535), Feill (en 1536), Le Fail (en 1569), Le Feil (en 1572), Le Foeil (en 1733). Au XVIIIème siècle, on trouve encore dans l'état civil les formes suivantes : le Feuil, le Feuill, le Feuille. Puis Fail (en 1801) et Lefoeil (en 1802).

Note : la commune du Foeil est formée des villages : la Ville-Colio, Lingloret, la Bruyère, Maupertuis, Kergomau, Malher, la Noë-Sèche, la Ville-Horhan, le Volozen, le Petit-Chenay, Beloire-d'Enhaut, la Porte-aux-Croix, la Ville-Pirau, Bêche-Pée, le Bois-Rouxel, la Belle-Fontaine, la Touche-Crénan, Sainte-Suzanne, la Jaunaye, Coueffan, la Salle, Petit-Robien, la Brousse-Penault, le Quillio, le Pouémen, le Guermain, Belle-Issue, la Ville-Haye, Kerboho, la Brousse-Jolie, auxquels il faut rajouter les sept villages de Saint-Donan rattachés en 1951.

 

PATRIMOINE du FOEIL

l'église Notre-Dame (1898). La première pierre est posée le 18 octobre 1896. L'église est bénie le 11 décembre 1898. L'église abrite une statue en bois polychrome représentant Notre-Dame des Anges et qui date du tout début du XVIème siècle ;

la chapelle Saint-Laurent et Saint-Maurice (XVIIIème siècle), fondée par les seigneurs de Crenan. Elle est vendue en 1800 comme bien national à Augustin Marie Le Cardinal. La chapelle abrite les statues en bois polychrome de saint Laurent, saint Maurice (XVIème siècle) et saint André (XVIIème siècle) ;

la chapelle Sainte-Redegonde du Mauguerrand (XVIIème siècle), située à Mauguérand. Cette chapelle, édifiée au XVIIème siècle, est fondée par Laurent et Guillaume Mesléard. Une fenêtre semble être un réemploi du XVIème siècle ;

la chapelle Sainte-Suzanne de Crenan (1785). La chapelle est bénie le 4 octobre 1785 ; les croix de la Bruyère (1741), de la Vallée (1640), de Bêchepée, de la Brosse, de Saint-Laurent et de Noë-Sèche (remontée vers 1798) ;

le château de Crenan (XVIème siècle), situé à l’emplacement d’un fief qui fut la propriété du chevalier Eudes, de la famille Dolo, puis de la famille Nepvou (au XIVème siècle). Propriété de Pierre Le Nepvou en 1450 et de Jean Le Nepvou en 1514 et en 1536. Le logis est construit pour la famille Le Nepvou entre 1500 et 1536. Un second logis est construit en prolongement du premier pour Morice Du Perrien et Anne Urvoy vers 1600. Les vestiges de l'ancien château ont brûlé en 1927, y compris la chapelle privée édifiée en 1785. Le colombier date du tout début du XVIIème siècle : il comporte à l'origine une échelle pivotante permettant d'accéder aux nids. Le pot de justice seigneuriale porte les armes de la famille Le Nepvou ;

le château de la Noë-Sèche (XV-XVIIème siècle), propriété d'Isabeau de Robien (fille de Louis, capitaine de Cesson, près de Saint-Brieuc, et de Perrine de la Motte de Bossac) au XIVème siècle. Isabeau devient, au courant de 1397, la première épouse de Philippe (seigneur de Coatgoureden et de Locmaria en Ploumagoar). En 1449, cette demeure appartient à Allain de Robihan, puis devient la propriété de la famille de Kymerc'h ou Kerymerch. En 1479, Jeanne de Rostrenen est qualifiée de dame de Ranleon et de la Noë-Sèche. C'est ensuite la famille de Tinténiac qui a ce domaine par le mariage, vers 1520 de Pierre, seigneur du Porcher, avec Françoise de Kerimerch, dont il prit les armes. Elle est remplacée par la famille Budes, dont Jacques, seigneur du Tertre-Jouan (paroisse de Ploufragan), La Noë-Sèche, ... époux en 1520 de Jeanne de Callac, fille de Prégent, seigneur de Talcoëtmeur (paroisse de Plémelec) et de Jeanne de Châteautro. Le fief passe ensuite entre les mains des familles Hayes, Drouët, Guépin et Rabeil, Roquefeuil (en 1854). Les seigneurs de La Noë-Sèche possédaient des droits d'écussons et de bancs dans la chapelle Saint-Pierre de la Collégiale de Quintin, quatre tombes élevées d'un demi-pied en la susdite chapelle, et leurs armes en la grande vitre d'ycelle. Ils jouissaient de privilèges du même genre, dans l'antique église du Foeil. L'édifice est constitué de trois corps de bâtiment formant une cour intérieure. Le porche (XVème siècle), qui est flanqué d'une tour, comporte une porte charretière et une porte piétonne ornées d'arcs en accolade, de fleurons et de candélabres ;

le château de Robien (1745), construit par Christophe-Paul de Robien (président du parlement de Bretagne) et propriété de la famille Robien depuis le XIIIème siècle. En 1356, il appartenait à Louis de Robien et fut pillé et presque détruit au cours de l'année 1486, par les troupes allemandes de Pierre de Rohan. Les propriétaires de ce fief tirent, croit-on, leur origine de Jacques Boschier alias Boscher, chevalier anglais, époux, en l'an 1212 de Jeanne d'Avaugour, dame de Robien. Cette Jeanne étant une fille d'Etienne de Bretagne, comte de Penthièvre, il est vraisemblable que la terre qu'elle apporta à son mari formait un ramage d'Avaugour. Aux fiefs de Robien et de la Ville-Menguy était attachée une haute justice à 3 pots dont l'emplacement, se trouvait sur la métairie de La Lande. A la Révolution, le château est adjugé à un dénommé Lucas, ancien couvreur de Saint-Brieuc, qui le saccage de fond en comble. Il passe ensuite entre les mains de Paul-Charles, marquis de Robien qui meurt sans alliance. C'est son neveu Paul Frédéric Marie, né à Laval le 18 février 1822, mort à Robien le 12 septembre 1876, qui recueille sa succession. La façade comporte une rotonde centrale et deux pavillons d'angle. Le château possède une chapelle privée ;

le manoir de la Pommeraie (XVIème siècle). Le domaine de La Pommeraye appartient dès 1449 à Guillaume Le Forestier, puis au début du XVIème siècle à la famille Docoz ou Dosertz (alliée aux Le Forestier). La porte d'entrée de l'édifice conserve les blasons des familles Leclerc et Decat. Le domaine appartient à François de Lerne (en 1669) et à Barthélemy Le Coniac (après 1728). Il possédait jadis une chapelle privée ;

le manoir de Guermain (XVIème siècle). Le corps du logis remonte au XVIème siècle. En 1535, le domaine appartient aux héritiers de Jean Lymon et Marguerite Hullin sa mère. Au XVIIème siècle, le domaine appartient à la famille Le Coniac, descendante de Henri, sieur de la Longraye (paroisse de Cohiniac). En 1690, le manoir appartient à Hervé Eveillard et Marie Le Coniac, son épouse ;

les manoirs de la Rochefoucauld (XVIIème siècle), de la Ville-Berthelot (XVIIIème siècle), de Volozen (1749), de Kergault (XVIIème siècle), de la Salle (XVIème siècle), de la Ville-Pirault (XVIème siècle, propriété de Pierre du Tano ou Tanno en 1514, d'Hervé du Tano en 1536 et de Jacques du Tannou en 1569), de Pouëmen (XVIème siècle) ;

les maisons de la Coudraie (XVIIème siècle, propriété de Silvestre Le Nepvou en 1450), du Pavillon (1766), du Petit-Chesnais (1700), de Fonteny (XVIIème siècle), de la Fontaine-aux-Perdrix (XVII-XVIIIème siècle), du bourg (1734), de Porte-Carnel (1672), de Maupertuis (1748), de Launay-Pinçon (1756, propriété, semble-t-il, de Geffroy du Teno ou Tano en 1450), de Ville-Orhan (1759), de la Ville-Goro-du-Milieu (1777) ;

la fontaine de Saint-Laurent (XVIIème siècle) ;

la mairie (1995), oeuvre de Michel Velly ;

6 moulins dont les moulins à eau de la Noé-Sèche, du Baudoué, Chote, Pépin,..

A signaler aussi :

le souterrain de la Ville-Pirault (époque gallo-romaine) ;

l'établissement de la Brosse-Joly (époque gallo-romaine) ;

la blanchisserie Les Sarrazins (XVII-XVIIIème siècle). Il subsiste trois lavoirs ;

 

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